Depuis juin 2005, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Chaudière-Appalaches, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec et le Centre de services en déficience intellectuelle de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec se sont associés afin de promouvoir la recherche portant spécifiquement sur la déficience intellectuelle et les troubles envahissants du développement.

L’association des trois centres s’inscrit dans la foulée des efforts de développement et de structuration de nos activités de recherche. Plusieurs acteurs y ont contribué au cours des dernières années : chercheurs universitaires, intervenants, gestionnaires et organismes communautaires. Ces efforts ont porté fruit et ont mené à la formation de nouvelles équipes de recherche ainsi qu’à la mise en place de nouvelles infrastructures dans le réseau universitaire et les milieux d’intervention. Dans ce contexte, on peut anticiper davantage d’activités variées de recherche au cours des prochaines années.

L’association des trois centres, dans le cadre du Comité de planification et de coordination des activités de recherche (CPCAR), permet de regrouper une clientèle comptant près de 6000 usagers et présente de ce fait l’avantage d’offrir aux chercheurs l’accès à un bassin de population suffisant pour la réalisation de recherches d’envergure.


PROJET DE RECHERCHE actuellement en cours au CRDITED 2009


Enquête sur les besoins de services, de soutien et d’information et programme d’intervention visant à réduire le stress parental et favoriser l’expérience parentale positive chez les parents d’une personne présentant une déficience intellectuelle.

L'état de santé des personnes présentant  une déficience intellectuelle au Québec.

Traduction, adaptation culturelle et validation du Phenotypic Checklist to Screen for Fragile X Syndrome in People with Mental Retardation et Étude sur le phénotype des comportements inadaptés des hommes présentant le syndrome du X Fragile.

Évaluation des effets d'une technologie mobile d'assistance à l'autodétermination des personnes présentant une déficience intellectuelle.

La validation de la mesure  des habitudes  de vie  de personnes représentant une déficience intellectuelle  ou un trouble envahissant  du développement.

Évaluation des effets du programme "Éducation à la vie affective et sexuelle (EVAAS) pour les personnes présentant des déficiences sexuelles" modérées.

Projet de recherche mené par Julie Mérineau-Côté, étudiante au doctorat (UQAM), sous la direction de Mme Diane Morin, Ph. D., professeure au département de psychologie (UQAM)

 Les personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) sont plus à risque de manifester des comportements problématiques dû, entre autres, à des déficits de communication, des syndromes génétiques, des problèmes de santé associés avec cette clientèle. Lorsque des personnes présentant une DI manifestent des comportements agressifs, la probabilité qu’elles soient blessées, isolées et qu’elles subissent des interventions plus restrictives est plus élevée. En outre, on observe une augmentation du risque de blessures chez leurs proches, une augmentation du stress des intervenants, ainsi qu’une augmentation des coûts reliés aux services dont la personne a besoin. On sait, par ailleurs, que des interventions adéquates et planifiées diminuent ces conséquences négatives pour la personne présentant une DI et son entourage.

Dans une perspective d’une meilleure compréhension des personnes présentant une DI et manifestant des comportements problématiques et d’une meilleure planification des services, des recherches devraient être effectuées sur l’utilisation des mesures restrictives auprès de cette clientèle. De plus, aucune recherche n’est disponible dans la littérature sur l’utilisation de ces mesures au Québec.

Cette étude est divisée en deux volets. Le premier vise à identifier les variables personnelles, environnementales et comportementales reliées à l’utilisation des mesures de contention auprès des personnes présentant une DI. Le second volet a pour objectif d’examiner les perceptions de ces dernières et des intervenants en lien avec l’utilisation de telles mesures. Cette étude devrait permettre d’identifier certains facteurs pouvant mener à l’utilisation d’une mesure restrictive chez les personnes présentant une DI. Elle permettra aussi de formuler des recommandations afin de faciliter la planification des services pour les personnes présentant une DI ainsi que l’implication de ces dernières dans la planification de leurs interventions.